sommaire


Faut-il guérir de tout ?

Vouloir se prémunir de toute souffrance, échapper à toute épreuve, deux obsessions de notre monde moderne, est le meilleur moyen d’anesthésier notre conscience, souligne Jacqueline Kelen pour laquelle la blessure a pour vertu première de nous réveiller, de nous faire sortir de la torpeur. « La blessure s’avère être le contraire de l’entrave, elle invite à la quête, elle appelle à une infinie liberté », insiste l’auteur dans son livre Divine blessure. Faut-il guérir de tout ?


« On ne parle, aujourd’hui, que de prendre soin de soi, de la nécessité de s’aimer, d’avoir confiance en soi. Cela flatte l’ego. Mais c’est totalement illusoire. Les saints, les sages, les éveilleurs, les chercheurs de Dieu nous invitent, eux, à nous détacher de ce qui ne fait que passer et à nous élever. À chercher ce qui ne meurt pas ! »