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L’Amour est un sultan auquel se conforme toute chose
par Philippe Demaison

Face au déchaînement de violence, à l’horreur des attentats qui endeuillent l’Europe et le monde au nom de l’islam, n’est-il pas difficile d’évoquer la place de l’amour au sein de cette religion ?

Bien au contraire, la lumière nous est indispensable au cœur des ténèbres. Devant nos yeux horrifiés, ces attentats mortifères témoignent-ils de l’islam, de la culture transmise par le Prophète Mohammed ? Je ne le crois pas. Qui sont les auteurs de ces massacres ? Des jeunes désorientés, la plupart délinquants, quasi ignorants de leur propre religion, transformés en « martyrs » par des adultes manipulateurs. Ainsi sont les « guerriers » de Daech, une pitoyable cohorte à la dérive, fanatisés par des stratèges continuant la guerre lancée par les Occidentaux en 1991.

Vous pensez à la première guerre du Golfe ?

Oui, cette guerre du pétrole a profondément déstabilisé la région, mais n’était-ce pas le but ? Elle a permis l’émergence de Daech, un « califat » parodique animé par d’anciens officiers baasistes1. Ainsi le Verbe coranique est-il travesti par des forces brutales et obscures répandant le sang des innocents.
Alors oui, évoquer l’amour est nécessaire ! Si « parler de l’expérience c’est la trahir, ne pas en parler, c’est trahir l’amour »... depuis quinze siècles, face à la douleur et à l’ignorance, jaillit du cœur des soufis un souffle puissant : celui de l’Amour…