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L’Académie Aurore
Entretien avec Bernard de Le Court

Cette Académie dispense un enseignement philosophique imbriqué, associant théorie et pratiques, contemplation et action. L’enseignement théorique s’appuie sur les grandes traditions (grecque, soufie, hébraïque, bouddhiste, etc.) pour en dégager la veine intérieure commune. Comme dans les grandes traditions orales, l’enseignement est vivant, c’est-à-dire sans cesse réactualisé par l’expérience de l’orateur.
L’enseignement pratique et corporel est nécessaire pour assimiler les enseignements au niveau du corps et donc les intégrer dans le quotidien. Ce qui motive l’étudiant-quêteur, ce n’est pas tant la question de « savoir », mais bien de « pouvoir ». Les pratiques corporelles au sein de l’Académie sont nombreuses et variées : chant polyphonique, méditation, karaté, tir à l’arc, dessin, enluminure, sculpture, vitrail, etc. Chaque étudiant constate alors qu’il est à l’aise dans certaines disciplines, et moins dans d’autres. Là où l’on est à l’aise, on récolte la joie, mais c’est dans la zone d’inconfort que l’on peut véritablement apprendre sur soi et progresser.
Pour moi, et pour plusieurs d’entre nous, la pratique la plus inconfortable – du moins au début – était la pratique du karaté – ou philosophie martiale. Et pourtant, c’est une des pratiques les plus opérantes…


L’auteur : Ingénieur agronome, la recherche d’une réconciliation de l’homme avec la nature est le fil conducteur de sa vie professionnelle. Il œuvre depuis une quinzaine d’années à divers projets de restauration des cours d’eau et milieux humides en Wallonie. Passionné de montagne, il suit une formation pour pouvoir emmener des groupes de jeunes en raid dans les Alpes. Bernard est le responsable de l’académie Aurore Belgique.