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Les mythèmes de la chevalerie spirituelle
par Mireille Faure et Étienne van der Belen

Un premier mythème de la chevalerie, c’est-à-dire un thème récurrent dans les différents récits, est « le départ » : quelques personnes se lèvent parmi la foule et décident de partir. Elles décident de ne plus subir les événements mais de devenir acteur de leur destinée. Il s’agit donc de quitter la communauté et de partir en solitaire. Cette solitude est nécessaire pour que le « Je » divin apparaisse, au-delà du moi mondain.
Comment trouver sa voie ? Par quel chemin non frayé au milieu de la forêt obscure faut-il aller ? Par où commencer ?
Le chevalier de la Grande Quête doit d’abord trouver son nom. « Le nom juste correspond à la mission terrestre », dit le Mage Merlin. Au début, il est le Chevalier sans nom. Puis, au fil de ses épreuves, le nom va se révéler à lui, l’éclairant sur la voie qu’il doit suivre pour s’accomplir.
Si le chemin est communautaire, symbolisé par la Table ronde des chevaliers, chacun est seul dans sa quête vers son Graal. Et au fond de lui-même, il doit sans cesse se poser la question : « qu’est-ce que je suis en train de me dire pour ne pas faire ce que je dois accomplir ? » C’est un travail de claire conscience auquel chacun est invité en permanence. Il s’agit donc, au fil des épreuves, de dégager la part divine en nous, symbolisée par l’Ange, mais notre part humaine résiste car elle veut garder des petites habitudes et son confort.
Le frein principal au départ, outre le confort et la peur du changement, est le doute. Tout cela en vaut-il la peine ?


Longtemps professeur de lettres, Mireille Faure s'est, à la retraite, retirée dans les bois à la montagne, dans le Mercantour. Là, elle se consacre à la peinture, la marche et la poésie. Son désir est d'éveiller les vibrations de son âme pour communier le plus possible avec celles de l'âme du monde. Aujourd'hui elle entend se consacrer à l'éveil des consciences en créant un lieu de ressourcement et de créativité à Nice.

Licencié en droit, premier prix d’art dramatique au Conservatoire Royal de Bruxelles, homme de théâtre engagé et pédagogue, Étienne van der Belen crée d’abord l’ONG d’éducation au développement Quinoa puis, avec d’autres artistes, l’association Chispa, collectif d’artistes pluridisciplinaires. Il œuvre dans un souci sans cesse renouvelé d’allier l’artistique et l’humain. Etienne est responsable de l’Ecole Initiatique Aurore.