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Pour nous aider, les saints se retirent

par Annick de Souzenelle

Les vrais saints mangent le Verbe.
Ils respirent le souffle de l’Esprit.
Ils ont une joie que n’efface aucun chagrin, quelles qu’en soient les larmes.
Ils nous invitent à entrer dans leur joie que seul l’amour fait exploser ; et cet amour lui-même le secret d’une force qui « seule est capable de mutations ! » (Cantique des cantiques 8, 6).
Car tous les saints, mais Denys l’Aréopagyte et Jean Climaque en particulier, savent que nous devons monter l’échelle parcourue par les anges, qui relie les Eaux d’en-bas à celles d’en-Haut et que chaque degré atteint est mutation. Aucun saint ne peut le faire à notre place, mais tous peuvent nous éveiller lorsque, comme le patriarche Jaqob, nous dormons à ses pieds ! (Genèse 28, 10-22)
Il est certain que cela demande une désécurisation parfois très grande que de quitter les Eaux d’en-bas, désécurisation difficile ; quitter une mère…
Mais les Eaux d’en-Haut sont plus que Père et Mère…