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Le réveil citoyen
« Montrer l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul »
Entretien avec Jean-Claude Mensch


L’ère du pétrole abondant et bon marché, clé de voûte de nos économies développées, sera bientôt derrière nous. Bonne nouvelle, des communes et des élus éclairés ont anticipé ce tournant en réduisant leurs
émissions de C02 et leur empreinte écologique. C’est le cas du village d’Ungersheim, laboratoire de la
transition, qu’a filmé Marie-Monique Robin dans son documentaire Qu’est ce qu’on attend ? Jean-Claude Mensch, maire de la commune, et cheville ouvrière de cette révolution tranquille, répond à nos questions.


Vous êtes maire d’Ungersheim depuis 1989. Votre action était-elle centrée sur l’écologie dès votre premier mandat ?

Lors du premier mandat, notre action était plutôt centrée sur la création de liens. Nous avons mis l’accent sur le soutien et le développement associatif, sur l’engagement social et l’éducation populaire. La question humaine est au cœur de l’écologie, car si nous continuons à détruire les écosystèmes, les hommes ne pourront plus vivre sereinement sur Terre.

Le processus de transition que vous avez lancé à Ungersheim est-il antérieur au lancement des Villes et territoires en transition par Rob Hopkins, en 2006 ?


Oui, il est antérieur. Nos premières initiatives de transition remontent à 1998-1999. Nous nous sommes concentrés au départ uniquement sur des thématiques énergétiques en privilégiant l’énergie solaire. Par la suite, nous avons construit notre programme d’action en prenant appui sur trois piliers : l’autonomie intellectuelle, l’indépendance énergétique et la souveraineté alimentaire.