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Tous les chemins mènent à l’autre...
Entretien avec Samuel Grzybowski
par Éric Tariant

Ils s’efforcent de déconstruire les préjugés, de faire tomber les préventions et de combattre les peurs. Les 2 000 adhérents et les 600 bénévoles de Coexister, une association créée en 2009 qui vise à prévenir les tensions interreligieuses, notamment chez les jeunes, sont de plus en plus sollicités depuis les attentats perpétrés à Paris au mois de janvier. Entretien avec Samuel Grzybowski, vingt-trois ans, son président-fondateur.

La défense du principe de laïcité est-elle importante pour Coexister ?

C’est fondamental. Nous sommes des militants de la laïcité. Nous accueillons également parmi nous des athées. C’est l’une de nos singularités. Nous défendons la vision qui était celle d’Aristide Briand quand il a proposé, en 1905, d’adopter une loi d’apaisement pour réconcilier les Français dans une période de fortes tensions. C’est une loi qui a calmé les ardeurs des deux extrêmes, les anticléricaux et les traditionalistes. Nous sommes convaincus que le principe de laïcité est garant de l’unité de notre pays. Mais, il ne faut pas être naïfs, nous sommes aussi tout à fait conscients que ce principe est récupéré par certains idéologues. Nous nous battons pour défendre les principes originels et avons développé un plaidoyer dans lequel nous invitons à ne mentionner la laïcité que pour inclure, et jamais pour exclure.