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Le mouvement Wake Up

Dossier réalisé par Nathalie Calmé

Lancé en 2004 par le maître zen vietnamien Thich Nhat Hanh, le mouvement Wake Up regroupe des jeunes en recherche, parfois en difficulté psychologique, de façon à ce qu’ils trouvent soutien et entraide auprès de jeunes pratiquants du dharma, et qu’ils s’initient aux pratiques de la vie intérieure, notamment celle de la Pleine Conscience, et découvrent une vie harmonieuse, les uns avec les autres et avec la Terre. Le réseau s’est développé et des communautés se sont établies peu à peu dans le monde entier. Nathalie Calmé est allée à la rencontre de quelques membres de Wake Up France.

Âgé de vingt-sept ans, Rémi Chaussenot, est chercheur-doctorant en neurosciences. Depuis 2013, il a participé à plusieurs retraites au Village des Pruniers. Il est membre depuis sa création du groupe Wake Up Paris.

Marie Boucaud (33 ans) est engagée dans la voie du bouddhisme zen transmis par Thich Nhat Hanh. Elle suit les enseignements à la pleine conscience à la Maison de l'Inspir et partage régulièrement cette pratique avec les membres de Wake Up.

Adrien Lecomte
a connu l'enseignement de Thich Nhat Hanh à l'âge de quinze ans. À vingt-six ans,
il a déjà suivi de nombreuses retraites au Village des Pruniers, à la Maison de l'Inspir ou dans le cadre du Mouvement Wake Up.

Quelles différences y a-t-il, selon vous, entre un engagement dans une organisation laïque qui défend le droit des personnes, et une organisation à vocation sociale porteuse de valeurs spirituelles ?

Le point de repère spirituel permet de toujours revenir à soi. Si notre engagement est sous-tendu par un travail intérieur, nous mettrons ainsi plus de cons-cience dans notre action, et pourrons reconnaître les raisons profondes qui nous poussent à agir. Il arrive que l’engagement social soit un voile qui masque notre propre souffrance. La spiritualité apporte de la lucidité : qu’est-ce que le fait de venir en aide à autrui réveille en moi ? Sans doute acceptons-nous alors plus facilement nos propres faiblesses et nos fragilités, et nous posons-nous moins en sauveurs. Nous savons que nous sommes sur un pied d’égalité avec les êtres dont nous prenons soin, ce qui nous permet de venir en aide aux autres tout en restant à l’écoute de nos propres limites.