PASSEUR DE VIE


NAISSANCE DU CENTRE DE CRÉATION, DE SILENCE ET DE BEAUTÉ

coordonnées


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Centre de Création, de Silence et de Beauté
Le Champ de Four
71520 Trivy
France
Téléphone
03 85 37 78 80
Mobile
06 86 43 45 26
http://www.brigitteseneca-centredecreation.fr/


Pour Brigitte Sénéca, la peinture est une passion, et un chemin vers Dieu.
A partir de 1978, elle a animé des ateliers de création à l'hospice départementale de Mâcon, et travaillé avec des personnes d'origines sociales très diverses :
des adolescents, des femmes battues, des prisonniers, des religieuses, des chefs d'entreprise... Des expériences bouleversantes dont elle a tiré des leçons d'humanité, et une certitude : « Nous avons tous un pouvoir créateur. »

À l’automne dernier, en Bourgogne, près de Mâcon, elle a fondé le Centre de Création, de Silence et de Beauté, où elle dispense une formation en « art-thérapie », et « passeurs de vie » et organise des groupes de silence et des retraites individuelles. Elles sont conviées à s’exercer à la contemplation, dans la nature et à travers la couleur, à oser parler de leur ressenti quand elles sont en communion profonde avec une fleur, un arbre ou la lumière... Les journées sont rythmées par des temps de méditation assise et marchée.

 

École de Passeurs de Vie
"Etre un artiste de la Vie"

 
FORMER UN ETRE LIBRE, CREATEUR ET RESPONSALE
" L'artiste ouvre au sensible et le sensible est le chemin vers sa propre Humanité et le Sacré de la Vie",  Véréna Clausen, ancienne élève.

Cette école découle directement de l'expérience de Brigitte SENECA qui a pratiqué et transmis la méditation et la création artistique durant 40 ans. Sa préoccupation constante a été d'éveiller chacun à sa propre Beauté et à son pouvoir intérieur.
Elle est fondée sur l'expérience.
 
Contenu :

Première année en 3 Modules de 5 Jours :

Elle est consacrée à apprendre à "Etre" et à la réalisation d'un "Chef d'Oeuvre" au sens du compagnonnage.
 
 1er module :
- "Apprendre à Etre" : par le silence du lieu, dans les ateliers d'art et de connaissance de soi, dans les repas, par la pleine présence à tout ce qui se vit.
 - Etude de peintures classiques et contemporaines
- Etude et approfondissement du vocabulaire pictural
- Recherche d'un thème pour le "Chef d'Oeuvre"
                                                                              
2ème module :
- "Apprendre à Etre": approfondissement
- Avancée dans le travail personnel: recherches, regards, critiques en commun et guidance personnelle
 
3ème module :
- La qualité d'Etre
- Finalité et présentation de chaque "Chef d'Oeuvre"
- Etude et compréhension des étapes du processus de création

 Deuxième année en 3 Modules de 5 jours :
La Transmission à l'Autre (par tranmission, nous ne parlons pas d'un savoir, mais de l'acte de passer ce que nous sommes).
 
 1er module :
- "Approfondir la qualité d'être" :
la qualité d'être va être force agissante. Plus elle est incarnée, plus la transmission est vraie et directe. Elle permet de veiller à la verticalité. Notre responsabilité est de nous tenir debout entre Ciel et Terre. Elle veille aussi à l'horizontalité car le temps n'est plus à la pyramide. Etre Passeur de Vie, c'est avoir pleine confiance dans l'ouverture de chacun. Ensemble nous nous accueillons dans notre vulnérabilité et nous nous réjouissons de chaque élan créateur.
 
 2ème module :
- "Les ateliers de transmission" :
chacun animera en situation réelle trois ateliers dans sa discipline (art, yoga, thérapeutique, consultation médicale etc...). Le groupe est au service de cet atelier.
Nous cherchons ensemble:
1/ ce que chacun a à donner d'Unique
2/ comment l'Artiste en lui crée la relation
3/ comment éclairer les espaces d'ombres dans la bienveillance
 
3ème module :
Nous analysons ensemble :
1/ Qu'est ce qu'un Passeur de Vie ?
2/ Son éthique
                                                                                                 

A qui s'adresse cette école ?
A toute personne en situation d'aide (enseignants, travailleurs sociaux, thérapeutes, médecins, artistes et chefs d'entreprise) désireuse de fonder sa vie et son métier sur l'élan créateur.
 
Pré-requis
-Etre habité par la ferveur en l'avancée humaine
-Etre sensible à l'Art
-Avoir fait le stage "Eveille toi à la Beauté" ou "Nous serons un jour des oeuvres d'Art" sur le site de A CIEL OUVERT ou une retraite individuelle avec Brigitte SENECA;
-Avoir fait le week end pré-inscription avec Brigitte date à compléter.
 
Coût
Enseignement: 2100€ cycle complet
Hébergement: entre 45 et 55€ (nuité + 2 repas et petit déjeuner) selon les chambres.
 
Dates
Week end de pré-sélection: 24-25 octobre 2016
 
Lieu
Au centre de Trivy, proche de Cluny dans une ferme rénovée en pleine nature.
 
Intervenants
Brigitte Sénéca sera assistée pour les ateliers d'Art et invitera des intervenants ponctuels (physique quantique, art, spiritualité) qui témoigneront de leur expérience.




Brigitte SENECA
Entretien avec Brigitte Sénéca

Pourquoi avoir installé le Centre de Création, de Silence et de Beauté à Trivy, alors que vous aviez déjà un lieu de stage à Sologny, à trente kilomètres de là ?
J’ai toujours besoin de nouveau pour vivre ! Je sentais que dans mon ancien lieu un enthousiasme était en train de s’éteindre. J’ai alors médité pendant six mois sur deux questions : que se passe-t-il en moi si je reste à Sologny ?… et la réponse était que « quelque chose restait en friche ». L’autre question était : que se passerait-il si je trouvais un autre lieu ?… et là, la joie jaillissait ! J’avais tout de même soixante-huit ans, et les membres de l’association ont eu un peu peur au début. J’ai alors sillonné la campagne, et lorsque j’ai vu ce corps de ferme, j’ai eu un véritable coup de foudre.
J’étais en quête d’un lieu de silence et de beauté pour créer, à terme, une école de « passeurs de vie ». Ce rêve deviendra réalité dès 2015. Nous sommes tous appelés à nous verticaliser, c’est-à-dire à nous relier à notre propre source. Cela nous permet de briser les vieilles mémoires de soumission, et de refuser le pouvoir des autres sur nous. Je peux témoigner, au regard de ma propre vie, combien il faut de temps pour avoir confiance en sa force intérieure. Cette école, qui s’adressera à un public de soignants, d’enseignants et de travailleurs sociaux, proposera des expériences méditatives et des partages de réflexions. Nous travaillerons sur la qualité d’être... Est-il normal qu’un médecin ou un psychologue impose son pouvoir, sa domination, sur le corps ou le psychisme de son patient ? Au cours des quinze années durant lesquelles j’ai travaillé à l’hospice départementale de Mâcon, j’ai compris à quel point la qualité d’être était garante de la liberté et de la guérison de l’autre. L’enseignant  n’est pas celui qui sait, mais celui qui incarne avec bonté la discipline qu’il enseigne.
Pour moi, aujourd’hui, la joie est au-delà de la peinture. Même si, dans mes ateliers, le fait d’assister à toutes ces naissances, de voir mes élèves changer de vie, de carrure, est toujours une fête... J’aspire à donner à mon travail une dimension de plus en plus spirituelle, et à donner au centre une atmosphère encore plus monastique. Et cela au-delà de toute obédience.

Comment concevez-vous votre relation avec vos élèves. Est-ce une relation maître-disciple ?

Non, pas du tout ! Je ne me prends pas pour quelqu’un qui sait. Je me contente de partager mon expérience. Nous sommes des hommes et des femmes qui vivent ensemble une aventure artistique, et c’est ensemble que nous nous réjouissons des pas en avant de chacun, accueillons les limites des uns et des autres, et apportons notre soutien. Les étudiants sont aussi invités à se dévêtir de la croyance que c’est l’autre qui sait. Au début, ils me demandent s’il y a bien des techniques. Oui, mais les techniques, c’est de la « cuisine ». Le plus important est la formation de l’œil et de la main. Par exemple, je ne leur dis pas comment traduire la lumière sur un verre.

Ils doivent le trouver par eux-mêmes ?
Oui, sinon on tombe dans l’académisme. Découvrir comment la lumière traverse un objet, c’est aussi l’occasion de comprendre comment le divin passe à travers nous. Il est essentiel que les élèves prennent conscience de leur pouvoir intérieur et deviennent des êtres libres.

Quelle est la force des trois arts dans le processus de création de la formation en art-thérapie ?
La création est une école de vérité, et lorsque nous dansons, peignons et chantons, tout se voit. Quand j’assiste aux cours de Max Diadok, et que je regarde danser les élèves, ce que je comprends à travers leur corps et leurs déplacements dans l’espace m’aidera à ouvrir le travail de l’espace en peinture, et donc à élargir leur espace intérieur. De même, Max ou Ismaël Armandola, qui enseigne le chant, apprennent beaucoup sur les élèves en observant leurs peintures. Avec les trois arts, les élèves sont cernés, ils ne peuvent pas s’échapper ! Il y a un quatrième art qu’il ne faut pas oublier, c’est le silence...

Quelles sont les différents apprentissages en peinture transmis au cours des trois années ?
La première année, je leur transmets les lois de la peinture. Nous parlons aussi de construction et d’ordonnancement des éléments sur une toile. Mais, avant tout, je les conduis doucement à s’intérioriser. Même si le groupe est porteur, je rappelle aux élèves qu’ils sont venus en priorité pour eux-mêmes.

Et pendant la deuxième année ?
Nous travaillons sur le cheminement de l’âme.  Comment, enfant, j’étais relié  à quelque chose de plus grand que moi, comment j’ai perdu cette reliance, comment ensuite je l’ai retrouvée, et la façon dont je vais l’incarner. Que se passait-il dans ce lien avec l’invisible ? Une fois dans l’année, chacun expose son chemin de l’âme. Il ne s’agit pas de raconter sa vie, mais de prendre conscience de la manière dont on vit son intime. Ce travail marque les élèves en profondeur. Nous étudions également toutes les étapes du processus de création. Au début, il y a la « nécessité intérieure » : « je ne sais pas ce qui se passe, mais j’ai besoin que quelque chose sorte ! » Puis vient « l’émotion créatrice » : c’est la rencontre avec l’invisible, une communion de mystère à mystère entre moi et l’arbre que je peins. Il y a un choc, une déchirure qui ouvre les premières épaisseurs de nos voiles. Chacun de nous, un jour, a été bouleversé par une lumière, un enfant... À partir de là, soit on se met en route et on dit « oui », soit on enfouit cette émotion. S’ensuit alors « l’engagement », et là on dit : « j’y vais ». Les élèves qui se sont inscrits se sont tous mis au travail. Puis vient « l’écoute de la vision intérieure », qui est une expérience d’unité, d’inspiration, de reliance à la Présence. Quant à l’étape du « miroir de l’œuvre », c’est le moment où nos peintures, accrochées aux murs, nous orientent, nous renvoient à nous-mêmes. Tout au long de cette deuxième année, le processus de création permet de trouver la belle dimension humaine que l’on recherche.

Qu’en est-il de la troisième année ?

Les élèves choisissent un thème, qu’ils exploreront à travers les trois arts. Tout le groupe est au service du thème de chacun. Par exemple, une élève avait choisi le bleu... Je me souviens que nous lui apportions tout ce que nous trouvions sur le bleu ! Et, à la fin de l’année, les élèves produisent une chorégraphie, un chant et une exposition. J’ai aussi instauré une quatrième année pour les personnes ayant suivi la formation et qui travaillent avec un public, dans les domaines de l’éducation ou de la santé.

Un dernier mot ?
J’ai foi en un homme debout, en pleine conscience, dans l’immense beauté du vivant, du sensible, et du vulnérable.

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