CENTRE DÜRCKHEIM


UN LIEU DÉDIÉ À L'EXERCICE, À L'EXPÉRIENCE ET À LA VIE SPIRITUELLE

coordonnées


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Centre Dürckheim

26270 Mirmande
France
Téléphone
04 75 63 06 60
http://www.centre-durckheim.com


Inauguré par Karlfried Graf Dürckheim le 12 juillet 1981, le Centre est dirigé et animé par Jacques Castermane.

- Jacques Castermane, la voie tracée par Dürckheim est-elle une voie spirituelle ou une thérapie ?
- Les deux en une ! Notre existence, qui est tendue entre la vie et la mort, a ses racines dans l’être. Prendre au sérieux l’expérience de l’être, de notre nature essentielle représente la dimension spirituelle de la Voie tracée par Graf Dürckheim à son retour du Japon. En même temps, le zen avoue un but : la paix intérieure. En ce sens, on peut considérer le travail proposé au Centre comme étant, en même temps, une thérapie.

- Nous avons, en Occident, pléthore de thérapies qui s’adressent à l’homme stressé, agité, tendu, inquiet, dépressif ou angoissé. N’est-ce pas suffisant ? Faut-il ajouter une nouvelle thérapie : le zen ?
- Le zen, le zen pour l’Occident, n’est ni une nouvelle thérapie, ni une thérapie ancienne. Le zen nous invite à porter un nouveau regard sur l’homme, sur nous-mêmes. Avec Graf Dürckheim, je suis convaincu que ce que nous entendons par thérapie, jusqu’à aujourd’hui, n’en est en fait que la moitié ! A côté des thérapies pragmatiques qui aident l’homme à mieux fonctionner dans son rapport au monde et son rapport aux autres, a sa place une thérapie qui s’emploie à éveiller l’homme à un espace jusqu’ici ignoré : sa nature essentielle.

- Spirituelle et/ou thérapeutique, quelle est la méthode à suivre sur ce chemin ?
- C’est l’exercice. Le zen est un chemin d’expérience et d’exercice ; principalement des techniques méditatives. Il s’agit donc de bâtir une vie intérieure plus sereine, plus confiante, plus tranquille en utilisant un outil : l’exercice ? Bâtir ? Non. La paix intérieure ne peut être un effet fabriqué par des exercices. La tranquillité du corps, la sérénité de l’esprit et la paix de l’âme sont les symptômes de notre état de santé fondamental. Le fondement est notre nature essentielle. L’exercice du zen favorise le glissement du niveau d’être qu’est l’ego, le moi ordinaire, à cet autre niveau d’être où nous attend le grand calme, le grand silence : notre être essentiel.

- Si je comprends bien, contrairement à la plupart des thérapies que nous connaissons, vous n’invitez pas la personne en chemin à revenir sur son passé, sur sa biographie, sur les causes de son mal-être ?
- Exactement. Nous proposons ici dans l’autre moitié de la thérapie. Une méthode thérapeutique qui s’intéresse plus au moment présent qu’au passé ou au futur. Un chemin de maturation qui préfère l’action à la réflexion. Une voie spirituelle qui préfère l’expérience immédiate aux discours.

Castermane Jacques
Jacques Castermane est le fondateur du Centre Dürckheim, installé dans la Drôme, à Mirmande, qui propose la Voie tracée par Karlfried Graf Dürckheim : le zen.
Pour Jacques Castermane, le zen est un chemin d’expérience et d’exercice accessible à tous. L’approche est un zen adapté à l’homme occidental d’aujourd’hui. Il aime à rappeler cette parole de Yuho Seki Roshi, abbé du monastère de Eigenji, au Japon : « N’imitez pas les Japonais ! Le Zen est né en Inde il y a 2 500 ans. Il est ensuite passé en Chine sous le nom de Ch’an. Il y a sept cents ans, il est arrivé au Japon où il est appelé Zen. Mais les Japonais n’ont pas imité les Chinois, ils ont créé un Zen japonais. Aujourd’hui, le Zen intéresse l’Occident. N’imitez pas les Japonais ! Vous devez mettre en place un Zen pour l’Occident. »

J
acques Castermane évoque son approche du zen :
« Le monde du zen engage la personne en chemin à considérer avec attention les expériences physiques et les actions physiques les plus élémentaires. Par exemple, dans la pratique méditative sans objet appelée zazen, vous êtes invité à porter votre attention sur la respiration.
Les tenants de la philosophie et de la spiritualité occidentale ne tiennent absolument pas compte de ce niveau d’activité et d’expérience. A croire que ce serait faire injure aux bâtisseurs du Siècle des Lumières que de s’intéresser à l’acte de respirer ou à l’acte de marcher. Laissez ces préoccupations aux kinés, mais ne dites pas qu’il faudrait prendre le corps en considération dans une démarche spirituelle.
La pensée occidentale est bien orgueilleuse ! Exceptés quelques philosophes dont la pensée rejoint les observations de la vieille sagesse orientale. Par exemple, Montaigne lorsqu’il allègue : “Si l’esprit dérape, c’est à cause de l’esprit lui-même, dès lors qu’il cesse de se laisser guider par le corps”. L’homme occidental a tendance à ne faire confiance qu’à sa tête. Il n’est pas conscient des ressources du corps. La respiration, plus exactement : l’acte de respirer est une action d’un niveau supérieur à toutes nos actions (…) L’observation attentive de l’acte de respirer nous met en contact avec notre propre essence. »

Jacques Castermane a écrit
La sagesse exercée (La Table Ronde),
Les Leçons de Dürckheim (Le Rocher),
Le Centre de l’Être, avec Karlfried Graf Dürckheim (Albin Michel),
Zen pour l’Occident (Centre Dürckheim),
Garçon ! Un valium et deux aspirines (Editions Terre du Ciel),
Chemin de vie - K. G. Dürckheim (La Table Ronde).

 

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